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Présentation de la chronique familiale
 

Marie-Jeanne AMOUROUX (1920-2006)
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Premières recherches

Il y a dix ans, mon épouse Agnès (née SOFFIATI) m'a confié que sa grand-mère maternelle Marie-Jeanne BONNEL (née AMOUROUX) avait envie d'en savoir plus sur la famille de sa mère Pauline PLEINCHANT. Ce nom des PLEINCHANT lui plaisait beaucoup, la mélancolie aidant certainement. Je me suis donc lancé dans des recherches, avec les livres de familles, les cartes d'identités, les photos anciennes, les discussions avec Marie-Jeanne et sa soeur Rosette. Puis les récoltes d'actes en mairie, aux archives de Carcassonne. J'ai ainsi retrouvé son grand-père Pierre PLEINCHANT, né le 24 novembre 1857 à Mayreville (village de l'Aude), fils d'Evariste, pour lequel j'ai eu le plus grand mal à trouver des informations ou des ascendants, les PLEINCHANTS étaient fort rares...
Et pour cause, c'est sur son acte de mariage que j'ai compris cette rareté : Evariste était un enfant abandonné à la naissance à l'hospice de Carcassonne, ses parents nous sont inconnus. C'est le personnel de l'hospice qui a baptisé l'enfant, la loi de l'époque obligeant à donner un nom de famille "crédible", qui ne marque pas à vie l'enfant abandonné, et inédit. Alors pourquoi PLEINCHANT ? A-t'il été recueilli en plein chant de messe ? Voici l'acte de naissance officiel rédigé à la mairie de Carcassonne :
« L’an mil huit cent trente deux et le seize octobre avant midi par devant nous Pierre Givar, maire par intérim officier chargé de l’état civil de la ville de Carcassonne département de l’Aude, est comparu le sieur Jean Pendrié, économe à l’hospice âgé de cinquante cinq ans domicilié dans cette commune, lequel nous a déclaré que hier à dix heures du soir il a été déposé dans la tour de l’hospice un enfant vivant de sexe masculin, venant de naître qu’il nous a présenté et qui était emmailloté avec un drapeau et une chemisette de toile, un jacouty de printanière grise une bourrasse de vergé violette, portant un fichu simple en indienne fond jaune avec des dessins noirs, deux coiffes, une blanche en toile, l’autre en indienne fond blanc et violet, un bandeau de percale garni d’un marly, un mouchoir de nez fond blanc à quadrille violet, le tout sans un argent, de fait nous avons inscrit cet enfant sous le nom et prénom de Pleinchant Évariste, et ordonné qu’il fut reporté à l’hospice où il est enregistré sous le n° 1564. ».
Quand nous avons annoncé cette trouvaille à Marie-Jeanne, elle en a fait plusieurs cauchemars !
Evariste s'est marié et a eu trois enfants, deux garçons et une fille puis est décédé à 57 ans. Si vous connaissez un PLEINCHANT, il s'agit presque certainement d'un des ses rares descendants (il n'y en a qu'un en France à ma connaissance, à Toulouse).
Je lui ai imprimé un arbre généalogique géant (un peu "trafiqué" pour qu'apparaissent aussi ses cousins) qu'elle a conservé sur le haut de ses étagères.

 


Pierre PLEINCHANT (1857-1932) et sa femme Marie PECH (1863-1950)
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A rthur SOFFIATI (1876-1937)

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Deuxième étape

Toujours dans ma belle-famille, mais du côté de mon beau-père André SOFFIATI cette fois, on organisait tous les deux ans une rencontre inter-Soffiati, avant que le terme de "cousinade" ne commence à se faire connaître. Je me suis donc lancé dans la confection de l'arbre généalogique des SOFFIATI, en descendant des grands-parents d'André, Arturo SOFFIATI et Clotilde FRANZINI.
Ils sont tous les deux originaires du village de Nogara, Italie, en Vénitie, près de Vérone. Ils sont venus vivre en France vers 1925 avec leurs neuf enfants : Achille (ou Primo), Alexandre, Charles, Bruno (le père d'André), Angel, Caroline, Pauline, Octave (le 8ème) et Novine (la 9ème). En 1931, ils apparaissent sur le recensement de Puichéric (village de l'Aude), comme ouvriers agricoles.
Lors de la cousinade 2002 à Ladern-sur-Lauquet, j'ai décidé de référencer tous les descendants d'Arthur (109 au total) et les différents cousins m'ont envoyé des photos. La plupart sont restés dans l'Aude, d'autres vivent dans la région Bordelaise, à Perpignan...
Après 3 ans de recherches, l
ors de la cousinade Soffiati 2005 à Aigues-Vives (Aude), nous avons pu afficher un grand arbre de 5 m de long et sur lequel chacun pouvait se repérer dans tous les descendants d'Arthur.


Voici un aperçu de l'arbre, vous pouvez cliquer dessus pour le voir en plus grand :

Prochaine cousinade à Puichéric ?

 


Clotilde FRANZINI (1882-1958)
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Troisième étape

J'avais contracté le virus, il était temps de m'occuper de ma propre famille ! J'ai démarré ma généalogie en 2004.
Voici un aperçu de mes 4 premières générations (cliquez pour l'afficher en plus gros) :

Après de longues heures passées dans les mairies du Tarn-et-Garonne, de Haute-Garonne et des Alpes-Maritimes, aux Archives Départementales de Montauban, de Toulouse et de Nice (ainsi que leur site Internet), j'ai trouvé en 2009 tous mes ancêtres sur 8 générations (la mienne étant comptée comme la génération 1), soit 255 personnes, moi y compris, remontant en gros à la Révolution de 1789. Pour fêter ça, nous avons acheté un joli arbre décoratif 8 générations à compléter, il est accroché dans notre couloir.
Il me manque encore 24 ancêtres sur les 256 de ma 9ème génération, mais j'ai toutes les dates majeures (naissance, mariage et décès) de ma 7ème génération (en fait il m'en manque encore une, mais j'y travaille !).

 

 
 

Quatrième étape

Comme je vis dans l'Aude, l'éloignement de mes départements d'origine (pas de site Internet du 82 à ce moment-là !) m'a amené à m'intéresser aux familles de mon village. Avec l'aide de l'association Histoire d'Aigues-Vives, j'ai créé un site Internet qui parle de l'histoire du village, rassemble des dizaines de photos, cartes postales et une étude généalogique d'une centaine de familles du village.

http://aiguesvives11.org

Mes projets actuels :
- écrire un livre sur les Morts pour la France d'Aigues-Vives, afin d'en offrir un exemplaire à un descendant de chaque soldat du monument aux morts.

- après avoir découvert et lu avec un immense plaisir la chronique familiale d'Isabelle Escalette (ma grande "cousine geneanet), j'ai moi aussi décidé de me lancer et d'alimenter (plus ou moins) régulièrement ces pages de ma chronique familiale.

 

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